Il y a quelques jours une envie irrépressible de gribouiller une toile m’a attrapée par surprise.
De la légèreté, de la liberté avec des ballons, mais bien ancrés dans le sol, pour moi la terrienne. Du jaune enfin pour tenter de prolonger un été qui s’en est allé. Ou parce que cette couleur est à la mode, qui sait ? Voilà comment est né ce tableau : Ballons.
En le découvrant, ma fille s’est exclamée : « Il me fait penser à des tournesols. ». Des tournesols ? Mais bien sûr ! Et comment ne pas y voir plus qu’une coïncidence, alors que je me régale en ce moment de la lecture du roman Vincent qu’on assassine de Marianne Jaeglé, une superbe fiction, joliment écrite et fort bien documentée, sur les derniers mois de la vie de Van Gogh. Le soleil arlésien, la maison jaune, le fauteuil de bois rouge, Gauguin, les blés ondulants… et les tournesols
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Autre clin d’oeil, je signe depuis toujours mes toiles d’un nom, un seul : Vincent !






Dans la nouvelle intitulée « Rencontre e-nattendue » de Point à la ligne, je cite la légende du Pont Valentré, l’emblème de Cahors, la ville de mon enfance. Connaissez-vous ce pont au petit diable de pierre ? Quand j’étais collégienne puis lycéenne, je le traversais quatre fois par jour en voiture ou cyclomoteur. Il est piétonnier aujourd’hui.
Le scénario de ce nouveau film de Benoit Jacquot a des similitudes avec celui de mon roman en cours d’écriture : l’écrivain en panne d’inspiration qui cherche à retranscrire ce qu’il vit dans ses écrits et le désir à sens unique. Mais quelle déconvenue ! Je suis passée outre les critiques tièdes pour le plaisir de retrouver Isabelle Huppert et Gaspard Ulliel. Mais je me suis ennuyée. Il n’y a aucune tension, ou si peu. Un thriller sexuel parait-il, mais sans sexe ni meurtre, seulement indirectement ou par suggestion.


d’écriture,