
Lu sur le site Short Edition* – un site sur lequel j’ai posté des récits courts -, un poème de Lamba :
De la difficulté d’écrire et « Rose »
Ce jour-là j’ai pris le mot « rose » (Pris où ? Dans quoi ? Respiré ? Inspiré ?)
L’ai posé au bord d’une page (21×27, blanche et intimidante, bien sûr)
Et ai attendu (Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Éventuellement qui ?)
La surprise l’imprévu l’impromptu le bon mot le grand mot le mot juste
Celui qui fait tilt qui fuse qui ruse et permet de rebondir
Le délivreur le sauveteur le bel enjôleur
À suivre sans attendre sans comprendre
En se laissant aller à la phrase déliée de mot en mot
L’un qui appelle l’autre
Et l’autre, interpellé, qui lui répond très bien
En scandant, magicien, le miracle d’un texte.
Ce jour-là j’ai pris le mot « rose »…
Et il ne s’est rien passé
Qui puisse vous intéresser :
Sous ma plume il s’est dilué, a blêmi, s’est évanoui ;
Alors j’en ai appelé à la fleur
L’ai effeuillée jusqu’à son cœur
Sur le papier ne sont restés
Dans le parfum imaginé
Que quelques mots à l’eau de rose…
Eh oui, parfois les mots viennent, d’autres fois ils s’y refusent… Ils n’en font qu’à leur tête !

d’écriture,
Mon amie Lydie a instantanément accepté de réaliser la photo de couverture de Point à la ligne. Je tenais tout particulièrement à ce que ce soit elle parce qu’elle est talentueuse évidemment et qu’une couverture, c’est le premier contact avec le lecteur potentiel. Mais Lydie est aussi l’une de ceux qui m’ont encouragée à écrire et sans lesquels j’aurais peut-être abandonné. Enfin et surtout, c’est une compagne sur la route de nos envies. Elle voulait photographier tandis que je souhaitais écrire et nous sommes en train d’y parvenir.
errière son étal coloré, la vendeuse enlève une mitaine pour mieux saisir les carottes, les pèse et resserre son écharpe autour de son cou juste après m’avoir tendu le sachet brun bedonnant.
me beaucoup cette illustration qui circule sur les réseaux sociaux. J’ignore de quel ouvrage elle
Elle monta à Port-Royal, avec quatre autres voyageurs, un léger sourire sur ses lèvres maquillées d’un rouge franc. Je remarquai immédiatement cette belle quinquagénaire chic, son manteau bien coupé, ses cheveux blonds remontés en un chignon flou sur un visage ovale un peu ridé. Elle s’adossa à la barre centrale, tronc d’acier s’évasant vers le plafond en trois branches verticales, et sortit immédiatement un smartphone de son sac à main :
Il la tenait par l’épaule. Ils étaient quasiment de la même taille. Nous étions proches, eux et moi, dans cette rame chargée de fin de journée de travail.
Ce livre de Marcello Fois explore les relations entre deux jumelles. Ses propos tout en nuances et suggestions nous révèlent deux femmes tiraillées entre complicité et rivalité, tels des animaux sauvages.