La semaine dernière mon caisson de bureau s’est bloqué. Impossible de l’ouvrir. J’ai secoué les tiroirs. En vain. Je l’ai basculé, sans plus de résultat. Il a fallu l’intervention d’un technicien armé d’un tournevis pour venir à bout de la serrure qui s’était verrouillée elle-même.
Si je cite ici cette anecdote bien ordinaire, c’est qu’elle me fait penser à la vie. À la vie en général.
Parce que ce matin, lasse de ne plus trouver mes affaires dans le fourbi du tiroir, j’ai attaqué ma journée de travail en le rangeant. J’ai d’abord rechigné, pesté. Il m’a fallu du courage en quelque sorte pour me décider à prélever sur mon agenda chargé les minutes nécessaires. Franchement j’avais plus intéressant à faire que de m’atteler à cette tâche ingrate.
Et puis, tiroir après tiroir, j’ai remis les trombones dans leur case, les cartes de visite dans leur boîte… J’ai retrouvé des post-il en veux-tu en voilà, trois surligneurs jaunes là où il m’en manquait un la veille, la clé USB que je pensais égarée… Et ma journée a finalement très bien commencé.
La vie est ainsi, il me semble. Quand elle nous secoue, quand la serrure se ferme injustement, il faut du courage pour réagir, pour aller chercher au fond de soi les ressources nécessaires. Elle peut alors nous surprendre et nous offrir le meilleur.
Vous le savez, c’est mon credo et le fondement des histoires que j’aime à raconter. La vie est un caisson de bureau pourrait être le titre d’un prochain roman. Qu’il me reste à écrire !
Bizarre de parler tâches ménagères en cette période de congés. Pourtant une phrase attrapée dans le recoin d’un magazine m’a interpellée. La tâche ménagère préférée des Français serait de passer l’aspirateur. Une de celles qui me rebutent le plus à vrai dire.
Dans l’association où je travaille, nous mettons nos murs à disposition d’artistes amateurs pour des expos de quelques semaines ou quelques mois. En ce moment, c’est Philippe Ferret qui expose ses oeuvres 3.0 sous le titre Prenez place. Autour des parcs et jardins, sa passion, cet artiste écrit des articles, photographie, et réalise, à partir de ses photos, ces oeuvres numériques. Un régal !
Alléger ou libérer son style, rendre plus percutants ses textes, trouver sa voix… l’obsession des apprentis écrivains. « Lisez L’homme de gingembre de J.P. Donleavy, m’a conseillé très récemment Jérôme, un éditeur. Il a été révélateur pour moi. »
La semaine dernière encore, j’étais en Bretagne et vraiment j’aime cette région. Pourtant, elle a longtemps été pour moi une contrée lointaine, deux noms dans mon arbre généalogique maternel et quelques meubles foncés. Certaines familles ont leur oncle d’Amérique, moi j’ai cet arrière-grand-père vannetais. La seule branche « exotique » de mon double arbre lotois.
Très belle expo Vasarely actuellement au Centre Georges Pompidou ! Après l’overdose des années 70-80, j’ai été ravie de redécouvrir les oeuvres de cet artistes. Elles sont pop, pleines d’énergie, vibrantes, trompe- l’oeil… Bluffantes !
En traversant rapidement la chambre, elle shoota malencontreusement dans le crapaud en peluche de sa fille et l’envoya valser dans le couloir. (…) Elle ramassa la peluche et sourit. « Quelle horrible bestiole ! Maman a vraiment eu une drôle d’idée d’offrir ce crapaud à Jeanne pour sa naissance. » La peluche ayant tout d’abord terrorisé sa fille, Marie l’avait fait disparaître au fond d’une armoire. Puis, un jour, en jouant à cache-cache, Jeanne l’avait retrouvée et couverte de bisous dans l’espoir de la voir se transformer en Prince charmant, en vain évidemment. Depuis lors, il n’était plus question de lui parler de contes de fées ! Extrait de Merci Gary Plotter.