Vous savez à qui ils me font penser ces pigeons alignés à l’entrée du square ?
A une brochette de commères matant les gamins de l’école voisine.
Vous avez vu la petite blonde comme elle est attifée ! Et le grand maigre au fond de la cour, il serait pas en train de faire les poches ? De mon temps, on jouait à l’élastique et aux billes, on n’avait pas de ballon en mousse…
Ca pour jacasser, ça jacasse !
Ils pourraient aussi être les résidents d’une maison de retraite, prenant le soleil dans le jardin de l’établissement en regardant passer les familles ou les voitures. Ou encore une file de spectateurs attendant l’ouverture des portes du théâtre. A vous de me dire ce qu’ils évoquent pour vous.






Le contraste entre les éclatants vitrages et le plafond de béton brut m’a frappée au Palais de Tokyo.
Il a de l’humour l’intendant de l’AP-HP en servant ces portions de fromage aux patients hospitalisés !
oscillant. Un écart à droite, un autre à gauche comme si le vent des hasards la poussait, assaisonnant le quotidien. Les yeux piquent parfois, trop de poivre. De temps à autre, le fil s’embrouille. Le destin est un chaton joueur. Des nœuds il y en a forcément en plusieurs décennies de vie. Qui se serrent, qui lâchent, qui cassent. Et la pelote, toujours, poursuit sa course.
En toute saison magnifique, ce Pont Valentré, mais dans la lumière d’une fin d’après-midi automnale il m’a paru encore plus majestueux et humble, lui qui veille sur le Lot et ses abords depuis le XIVe siècle.
Je suis allongée dans mon lit de jeune femme. Les yeux fermés. Tant de choses passent par ma tête. Je connais chaque bosse du matelas, chaque couture de l’édredon. Je n’ai qu’à lever la main, avec un angle dont j’ignore les degrés mais qui s’ajuste précisément, pour atteindre l’interrupteur.
L’automne donne le cafard. Entrée dans l’hiver, changement d’heure, premiers rhumes, soirées sombres, humidité, feuilles mortes, on se sentait mieux quelques semaines plus tôt (et ce n’est pas l’élection de Trump qui nous réconforte). Pourtant, l’automne a de bons côtés. Retour des soupes, des pulls en laine douce, des champignons, des châtaignes à griller dans la cheminée, et des feux de cheminée (même sans châtaignes) qui crépitent (je n’ai pas de cheminée, dommage !), des soirées sous le plaid, du pot-au-feu et autres plats roboratifs, des courges et des clémentines (miam !), des promenades dans le bruissement des pas sur les feuilles mortes. Et grain de raisin sur la tarte aux pommes, il n’y a qu’à lever les yeux pour les emplir de couleurs chatoyantes. L’automne, ce n’est pas si mal finalement.