cropped-photos-livres1.jpgJusque-là j’ai refusé de m’engager dans la voie de l’auto-édition pour mon recueil de nouvelles, me laissant le temps de trouver un éditeur (je raconterai prochainement mes déboires avec l’un d’eux) sérieux.

J’opposais en premier lieu la nécessité d’un regard éditorial. Il y a tant d’ouvrages médiocres en circulation dont les auteurs sont fiers par manque de recul et de conseils de professionnels. J’ai encore eu l’occasion d’en lire un cet été. Un premier roman comportant de belles trouvailles, une bonne syntaxe… Mais au fait que voulait dire l’auteur ? Et que dire des fautes d’orthographe qui m’ont piqué les yeux à chaque page tournée ? Je n’en blâme absolument pas le jeune auteur. Je crois que tous les écrivains en herbe en passent par là, et je n’en suis guère éloignée encore malgré mes deux livres aboutis, mes deux autres en cours et mes nombreuses formations. Seulement quelques semaines de travail supplémentaires sous la houlette d’un regard extérieur et professionnel auraient bien amélioré cette prose-là pour la plus grande satisfaction des lecteurs.

En second lieu me freinait la question de la promotion du livre. Non accompagnée par un éditeur, elle se révèle complexe. Bien sûr  nous connaissons tous les success stories de l’auto-édition. Mais dans les faits ces livres ne sont devenus des best-sellers que grâce à la mise en oeuvre, par leurs auteurs, d’une stratégie de promotion gagnante. Aucun succès n’arrive par hasard. En tant que professionnelle de la com, je devrais savoir opérer… Eh bien non ! Savoir se promouvoir soi-même est plus un état d’esprit qu’un métier, et j’en suis dépourvue.

Seulement voilà, « Les écrits, c’est pas comme les paroles » est finalisé depuis deux ou trois ans maintenant. Les textes se sont affinés au fil de mes autres écrits et ont été corrigés et recorrigés par des yeux de lynx (Merci Nicole !). Le recueil est passé entre les mains de deux éditeurs (pas si intéressés que ça mais suffisamment pour avoir envisagé de l’éditer) et il attend une heure qui ne viendra qu’avec un peu d’aide puisque, comme écrit plus haut, rien ne vient par hasard.

Alors (résolution de l’été, bien plus fiable que celles, impulsives,  du 1er janvier) je tente une soumission du manuscrit à un nouvel éditeur et, en cas de refus, je ferai appel à un pro de l’auto-édition. C’est décidé !

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