Participer au speed-dating des éditions Mazarine ? Pourquoi pas, c’est l’occasion de nouvelles rencontres et de mieux comprendre ce milieu si particulier de l’édition. Evidemment en plein lancement de « Point à la ligne », ce n’est pas vraiment le bon moment. Mais entre (nouveau) boulot, atelier d’écriture et considérations ménagères, ce n’est jamais le bon moment, alors… « Merci Gary », mon premier roman,  est prêt, je vais le proposer.

Ce samedi, je me dis qu’en visant le milieu de l’après-midi ce devrait aller. Je peux lancer une machine, faire la sieste (soirée copine d’école primaire la veille), préparer la liste des courses de la semaine (merci mari chéri de t’y coller) et me voici à l’Alcazar  aux alentours de 15 h (une performance !) en train de faire la queue pour re
cevoir mon ticket (comme c17097179_1267900976599032_8078766972975569241_ohez le boucher).

Mon voisin de file attaque immédiatement. « Alors c’est quoi votre roman ? ». Je bafouille. « Heu, une romance ». Décidément mon pitch n’est pas prêt. Lui me raconte le sien : c’est la fin du monde, ou presque, parce que le réseau électrique mondial a sauté. Une poignée de survivants tente de reconstruire un monde plus simple, plus solidaire…

N°99. C’est le mien ! Oups, et on en est à combien ? Vers les 30… Ah….

Il règne un joyeux foutoir sur ce plateau au centre éclairé par une verrière. Par miracle, une chauffeuse se libère. Je côtoie une jeune fille venue avec sa soeur. Elle commence un roman, elle ne sait pas trop où elle va. Les organisateurs, eux, vont et viennent en sachant où semble-t-il, un petit mot sympa pour l’un, un encouragement pour l’autre. Des auteurs maison donnent des conseils. Le bar est plein à craquer. Des badges sont déposés sur les tables « De la joie d’être bordélique ». Nous y voilà !

Je révise mon pitch. 10 mn, c’est court. Le temps passe, j’observe toute cette animation qui peu à peu se ralentit. De plus en plus de sièges libres. Mon ex-voisine de banquette revient. Elle est satisfaite des encouragements reçus.

Les organisateurs accélèrent la cadence. Nous sommes encore une quinzaine à patienter et il est déjà 17h30. « Un blogueur de dispo, là à droite, un éditeur au fond, là-bas ». C’est mon tour. La blogueuse a les neurones en feu. Je pitche à fond la caisse. J’en oublie la moitié. Il faut maintenant que l’entretien dure 5 mn max, ça change quelque peu la donne. « J’aime bien » se contente-t-elle de dire. Devant l’éditrice même cata. « C’est une histoire qui rend heureux, c’est ça ? » conclut-elle. J’acquiesce. Le feel-good, c’est leur créneau, je ne vais pas la détromper.

Voilà, c’est fait. Alea jacta est. Demain, séance de dédicace sur le salon du livre. Quelle semaine !

 

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