J’écris des lettres à des inconnu.e.s. Je vous raconte !
Ces dernières années ma mère vivait seule chez elle. Son grand âge l’ayant isolée de son voisinage, je lui téléphonais quotidiennement, ou presque, pour qu’elle ait eu au moins une opportunité de raconter à quelqu’un les petits riens de sa journée. Un rituel bien installé qui la conduisait à prendre des notes pour être certaine d’avoir quelque chose à me raconter. Pour moi aussi, c’était important. Je ne raccrochais pas tant qu’elle n’avait pas ri. Souri du moins, un sourire s’entend, même au téléphone. Je lui racontais des bêtises, des anecdotes, des broutilles.
Ils me manquent aujourd’hui ces échanges quotidiens. Je me prends encore à prévoir de raconter ceci ou cela le soir même. Mais il n’y aura pas d’appel en rentrant du travail.
Ce temps, je le consacre désormais à l’association 1 lettre 1 sourire. J’écris des lettres à des personnes âgées inconnues hébergées en maison de retraite, en pensant à ma mère. En tenant de les faire rire ou peut-être seulement sourire. J’aimerais être une petite souris et observer le visage de mes lecteurs, voir si mes mots agissent sur eux comme un câlin. Et peut-être un jour franchirai-je le pas en rendant visite à l’un d’eux.
Vous vous souvenez comme j’aime les smiley ? Rien n’est hasard, tout est destinée.
En toute saison magnifique, ce Pont Valentré, mais dans la lumière d’une fin d’après-midi automnale il m’a paru encore plus majestueux et humble, lui qui veille sur le Lot et ses abords depuis le XIVe siècle.
Parmi ces propositions de Loptimisme.com, quand un nuage de blues menace, je retiens le thé, si possible en musique, le papotage amical, le jardinage, le barbouillage, la lecture et évidemment l’écriture. J’ajoute le rangement, l’épluchage de légumes, la marche en plein air et la confection de bijoux.
Depuis longtemps, probablement depuis la Covid et tout ce qui en a découlé pour moi, je n’avais pas écrit, attablée dans un bistrot. Mais tout dernièrement, en attendant une amie, j’ai commandé un café, sorti mon ordinateur et j’ai commencé à écrire. Et immédiatement retrouvé ce plaisir de laisser vaquer son esprit dans le bruit des verres choqués, du percolateur, de la rue, et de bribes de conversation. Jusqu’à ce que deux copines viennent s’installer à la table voisine et se confient l’une à l’autre. Pour l’une il s’appelle Medhi, pour l’autre Nico… et je n’ai pas plus écrire plus longtemps. 🤭 😇
Tu trouves pas qu’il a un goût étrange ce saucisson ? – Non, c’est du saucisson halal.
Chaque journée contient sa pépite, j’en suis convaincue, mais parfois il faut attendre le soir pour tomber dessus, parfois encore il faut se creuser les méninges pour identifier quel est ce moment qui a illuminé, ne serait-ce qu’un instant, sa journée.
Méfiance ? Oui, des mots.