Mon amie Lydie a instantanément accepté de réaliser la photo de couverture de Point à la ligne. Je tenais tout particulièrement à ce que ce soit elle parce qu’elle est talentueuse évidemment et qu’une couverture, c’est le premier contact avec le lecteur potentiel. Mais Lydie est aussi l’une de ceux qui m’ont encouragée à écrire et sans lesquels j’aurais peut-être abandonné. Enfin et surtout, c’est une compagne sur la route de nos envies. Elle voulait photographier tandis que je souhaitais écrire et nous sommes en train d’y parvenir.
Choisir le sujet à photographier n’a pas été aisé. Le fil rouge du recueil étant les écrits, des photos de lettres se sont imposées mais jugées un sujet trop bateau. Lydie a photographié sa mère en train de lire. La photo était superbement émouvante mais elle ne me semblait pas représenter l’ensemble des nouvelles.
Alors nous sommes revenues à notre idée première et je lui ai confié quelques documents anciens, souvenirs de famille. Alors Lydie a eu cette merveilleuse idée : les placer dans une boîte ouverte comme autant de souvenirs resurgis, de questionnements remontés à la surface, de dérobades mises à jour. Au premier plan, elle a positionné une lettre joliment illustrée, adressée à ma grand-mère Renée par un ami de la famille, Paul-Eugène Mesplès, un peintre renommé en son temps. Malicieuse, elle a également glissé dans la boîte la photo de son papa (Je ne me permets, Lydie, cette confidence que parce que tu l’as toi-même dévoilée lors de notre soirée le Goût des livres) pour que « ces deux êtres chers aujourd’hui disparus veillent sur nous comme deux anges. »
Cette photo, désormais en couverture de Point à la ligne, est ainsi une part de nous deux et c’est ce qui rend cette aventure créative encore plus magique.
Ne manquez pas de (re)découvrir les émouvantes photos de Lydie Hacquet, photographe de l’instant et de l’incongru : Galerie photos Histoire d’L
errière son étal coloré, la vendeuse enlève une mitaine pour mieux saisir les carottes, les pèse et resserre son écharpe autour de son cou juste après m’avoir tendu le sachet brun bedonnant.
me beaucoup cette illustration qui circule sur les réseaux sociaux. J’ignore de quel ouvrage elle
Elle monta à Port-Royal, avec quatre autres voyageurs, un léger sourire sur ses lèvres maquillées d’un rouge franc. Je remarquai immédiatement cette belle quinquagénaire chic, son manteau bien coupé, ses cheveux blonds remontés en un chignon flou sur un visage ovale un peu ridé. Elle s’adossa à la barre centrale, tronc d’acier s’évasant vers le plafond en trois branches verticales, et sortit immédiatement un smartphone de son sac à main :
Il la tenait par l’épaule. Ils étaient quasiment de la même taille. Nous étions proches, eux et moi, dans cette rame chargée de fin de journée de travail.
Ce livre de Marcello Fois explore les relations entre deux jumelles. Ses propos tout en nuances et suggestions nous révèlent deux femmes tiraillées entre complicité et rivalité, tels des animaux sauvages.
ligne 5 jours sur 7. Deux femmes viennent s’asseoir à côté de moi tout en poursuivant leur conversation, une aubaine pour elles ces deux places face à face.
tiers, il faisait bon se promener et lire les plaques. Des épitaphes, des vers, des prénoms, des noms… Et parmi eux, Elixene et Ariste, des prénoms oubliés qui portent en eux une puissance littéraire attrayante.