
Une fine étiquette cousue dans le col d’une chemise, que je n’avais pas remarquée jusque-là. « Made with love ». Trois mots doux. Un message que j’aimerais tatouer dans le cou de mes enfants.

Une fine étiquette cousue dans le col d’une chemise, que je n’avais pas remarquée jusque-là. « Made with love ». Trois mots doux. Un message que j’aimerais tatouer dans le cou de mes enfants.

La marche a bien des vertus, c’est connu. Parmi d’autres, celle de stimuler l’inspiration. Stephen King dans son livre Ecriture, mémoires d’un métier, je crois, relate ses longues promenades quotidiennes. C’est lors d’une d’elles d’ailleurs qu’il a été renversé par un chauffard et terriblement blessé.
Par quel mécanisme les pieds activent le cerveau, je l’ignore, mais ça fonctionne ! (j’aurais pu écrire « ça marche ». Drôle ! ) En me promenant ce matin, j’ai, peut-être !, trouvé le sujet de mon prochain roman et en ai déjà esquissé les deux héros. Voilà qui est excitant ! En attendant, il me faut poursuivre, reprendre plutôt, l’écriture de mon 4e roman. Et là, ça se complique…

Le fabuleux voyage du carnet des silences de Clare Pooley, un roman découvert au travers d’une critique piochée dans Instagram. Comme quoi il n’y a pas que des chats et des bébés dans Insta.
Je réservais sa lecture au début des vacances. Voilà qui est fait ! C’est bien un roman feelgood comme je m’y attendais. En suivant le périple du Carnet des silences on passe de personnage en personnage, découvrant leurs sentiments intimes. Tout ce petit monde hétéroclite et bigarré, et tellement attachant, finit par former une communauté pour le meilleur et très peu le pire car, c’est le message de l’auteure, « la sincérité fait des miracles. Partager en toute franchise vos soucis et votre expérience peut changer la vie de ceux qui vous écoutent ou vous lisent. »
Ce livre m’évoque celui que j’ai écrit, Merci Gary. On y retrouve la même candeur, comme dans un conte, concernant la nature humaine (oui, les humains sont bons et ont envie d’aider leurs prochains), le même discours sur la magie des rencontres (grâce aux autres tout peut arriver, surtout le meilleur), l’envie de croire que la bonté triomphe et que les miracles ne sont pas réservés qu’aux autres. Naïveté certainement mais tellement réconfortante !

J’étais passée devant sans la voir, cette oeuvre de street art de Hera de Herakut qui orne depuis quelques semaines une façade de ma librairie favorite, Millepages à Vincennes. C’était bien dommage, elle mérite qu’on s’attarde à la regarder.
Les enfants demandaient au renard comment s’évader au quotidien. Il répondit : c’est facile. il suffit d’ouvrir un livre.

Le motif imprimé de ma robe m’évoque l’immeuble qui fait face à celui dans lequel habitent Virginie, Adrian et Greg, les héros de mon roman Le voisin du 7e. A chaque fois que je la sors de l’armoire, ça ne rate pas !
Cet immeuble-là ! Extrait, un seul pour ne pas tout dévoiler :
Puis il (pour ceux qui ne suivent pas, il s’agit de Greg, le fameux voisin du 7e 🙂 )sirote sa tasse de café, debout, en contemplant l’immeuble de verre à travers la vitre de la porte-fenêtre. Il scrute les balcons à la recherche d’un œil curieux. En vain. Ce monstre, c’est celui de sa vie. Un monstre dont il ignore le dessein mais qui est là, près de lui. Aussi impénétrable qu’immuable.

Tout juste terminée la lecture de Nature humaine de Serge Joncour. Quelle surprise de retrouver mon enfance lotoise ! En vrac, entre Cahors et Cénevières, le déclin de l’agriculture traditionnelle, l’attrait des jeunes pour la ville et le dilemme insoutenables des enfants de paysans, l’arrivée du portable, les magnifiques paysages du Causse lotois, les activistes du Larzac, la construction de l’autoroute, la discothèque le Sherlock, la découverte de vestiges gallo-romains, la tempête de 1999… tout y est ! C’est d’abord un roman qui retrace 30 années d’une époque, de mon époque, et en dépeint avec humanisme les acteurs.
Ce livre va parler à ma mère, c’est sûr, et éclairera mes enfants sur ce qu’on a vécu et nous a forgés. Merci ma Geneviève de cœur pour ce cadeau si bien choisi.

Et voilà, mon nouveau PC est prêt pour quelques années d’aventures avec moi (je croise les doigts). Je vais pouvoir reprendre l’écriture dans quelques semaines, j’espère, sur son doux clavier quand j’aurai terminé mon traitement médical, et d’ores et déjà rédiger des posts plus régulièrement. Il n’y a plus qu’à comme dirait le grand Yaka !
Un grand merci à mon fiston qui a configuré l’engin parce que moi je suis nulle pour tous ces trucs-là !
Et sinon, le retour du soleil c’est pour quand ?

Très belles surprises que ces deux romans humanistes.
« Dans le murmure des feuilles qui dansent » de Agnès Ledig, deux récits en parallèle, celui de Thomas qui s’occupe de son petit frère gravement malade, l’aide à combattre la souffrance par un amour partagé de la forêt, et celui d’Anaëlle, handicapée, qui correspond intimement avec un Procureur de la République, une façon pour elle d’affronter le regard et le coeur des autres.
Deux âmes blessées qui puisent leurs forces dans la nature et l’humanité dont les destins se rejoindront.
« Ce qu’il faut de nuit » de Laurent Petitmangin (merci à mon amie Nicole qui me l’a offert), un premier roman au thème original. L’histoire d’un père qui élève seul ces deux fils, la confrontation avec leurs choix de vie, avec les convictions inacceptables de l’ainé… jusqu’au drame.
Deux histoires tragiques, d’amour surtout, d’acceptation, d’humanité parce que la vie se révèle plus forte que tout.

PC HS, 4 lettres pour expliquer mon silence sur ce blog ces derniers jours. Eh oui, ça arrive, l’écran m’a lâchée. Il faut dire qu’il n’est pas de la première jeunesse mon portable. Je dois désormais lui trouver un remplaçant. Promis, je reviens vite !

J’ai dit au revoir à Bruno, mon marchand de légumes du marché. Il prend sa retraite et son absence à venir me touche. Nous ne nous connaissons guère mais des années à échanger heddomadairement quelques mots, cela rapproche. Toujours souriant, toujours positif, jamais une plainte même quand il fut touché par un cancer (on ne le sut que pour expliquer deux mois d’absence). Les clients comme ses employés n’avaient pas besoin de ça. Aussi quand on prenait de ses nouvelles, il répondait invariablement que tout allait bien. Même si certainement ce n’était pas tout à fait la vérité. Ainsi il n’avait jamais froid, je l’ai raconté précédemment.
Un sage, je vous dis, qui me manque déjà.