Ils m’énervent ces comportements-là, il m’escagasse, comme on dit dans le Sud-Ouest, cet incivisme. Penser aux autres, ce n’est pas si compliqué ! Avec un peu d’entraînement, ça se fait tout seul. Oser penser que la collectivité se chargera de tout ce qu’on n’a pas envie de faire, c’est pareil, ça se soigne. Et le meilleur traitement, c’est de regarder sa feuille d’impôt !
En rentrant du travail vendredi soir, j’ai trouvé le trottoir devant chez moi jonché de meubles, appareils ménagers, coussins, vêtements… Quelqu’un semblait avoir, ni plus ni moins, déversé sur le trottoir le contenu d’un appartement entier. Au fil de la soirée, les passants ont emporté une chaise, une étagère, un porte-manteaux… et c’est bien ainsi. Mais d’autres résidents de la rue en ont profité pour ajouter à l’immonde dépotoir, ni vu ni connu, quelques planches, une plaque électrique… et un cadavre de sapin de Noël. Pauvre arbre qui devait faire le fier, quatre mois plus tôt, parader sous ses guirlandes et boules métallisées et le voici abandonné sur la vie publique, désormais aussi sec que le désert de Gobi, ligoté serré comme s’il avait été soumis à la grande question, nu et humilié.
Les agents municipaux sont passés samedi matin. Ils ont emporté dans leur benne ce qui se trouvait à portée et laissé sur place les appareils électroménagers, le végétal sacrifié, et tout ce qui n’était pas précisément sur la voie publique, qui avait été déposé ou déplacé dans le jardinet ou plus en arrière. Voilà (photo) ce qui restait après leur action. Et qui restera probablement encore quelques jours. Bonne fête de Pâques, chers voisins !
Mardi 16 avril – Le hasard – ou plutôt la magie des chouettes rencontres – m’a menée hier soir sur le bord de la Seine près du Pont Louis Philippe. Un attroupement, des sirènes de pompiers et puis des flammes qui s’élevaient d’un toit qu’on a tout d’abord identifié comme celui de l’Hôtel Dieu. Mais il s’agissait de Notre-Dame. Après la stupeur, un sentiment d’impuissance. Triste soirée à regarder l’édifice partir en fumée.

Il y des journées qui laissent des traces et celle d’aujourd’hui, qui clôt une semaine de travail dense, en est une. Un déjeuner fort instructif sur des initiatives sociales avec une toute nouvelle connaissance, un échange inattendu sur la littérature avec une collègue, un contact inespéré par l’intermédiaire d’un réseau social : trois belles rencontres qui peuvent apporter le meilleur. Parce que, souvenez-vous ce qui est écrit dans Merci Gary Plotter, le meilleur est toujours possible car la vie a quelque chose de fantastique !
Le salon du livre de Paris se tient actuellement au Centre des expositions de la Porte de Versailles. J’y étais en 2017 pour le lancement de Point à la ligne, intimidée et impressionnée. J’y suis retournée, à l’invitation de l’éditeur, en 2018 pour une nouvelle séance de dédicace. Moins intimidée, toujours impressionnée et quelque peu désabusée. Et cette année, pas de salon, pas même une virée en simple visiteur. De quoi sera fait 2020 ?
On peut lire sur le web des tas de citations, adages et autres proverbes un peu bidon. D’habitude mon regard glisse dessus sans s’arrêter, un peu comme quand je passe devant les boutiques de bibelots du quartier chinois (chacun ses goûts), mais ce matin, arrêt :

Paris à la tombée de la nuit. Cette vue hivernale, depuis mon bureau dans le 10e arrondissement, a pour moi la saveur douce et réconfortante d’un bonbon.