J’étais en train de croquer un sandwich dans une cafétéria grise et bruyante d’aire d’autoroute quand une scène a ensoleillé ma journée. Un vrai petit bonheur !
Un quadra trapu bataillait devant un distributeur automatique de boissons. Au moment où il renonçait et se tournait vers la machine voisine, un quinqua flamboyant se planta devant cette même machine et inséra une pièce dans la fente du monnayeur. « Hé ! » râla le premier, « j’étais là avant vous, ça se fait pas, ça « . Le quinqua stoppa net son activité et lui décerna un large sourire. « Je ne vous avais pas vu, je vous en prie » lui dit-il en reculant d’un pas. L’autre continuait de maugréer : « C’est pas des manières. » Le quinqua se rapprocha et, enveloppant du bras l’épaule du quadra, il l’engagea à se positionner devant le distributeur. L’autre poursuivait malgré tout sa plainte : « Parce que j’étais là avant vous ».
—Je sais, monsieur, je ne vous avais pas vu, temporisa le quinqua d’une voix claire et posée. Allez-y, servez-vous !
—La machine est bloquée, vous avez mis une pièce !
— Je vous offre bien volontiers ce café.
— Il n’en est pas question !
Le quinqua appuya sur le bouton pour libérer la pièce. L’autre inséra sa propre pièce et programma son café.
— Une pause et un café, ça fait du bien quand on conduit, assura le quinqua pendant que la boisson coulait.
— C’est vrai et il faut savoir prendre le temps. Les vacances ne font que commencer.
— Ah, vous êtes en vacances, alors profitez-en bien !
Le plus jeune récupéra son gobelet et sourit au plus âgé en lui laissant sa place devant le distributeur. Ce dernier lui rendit fort chaleureusement son sourire.
— Au revoir, Monsieur !
— Au revoir, Monsieur, bonne route !
De l’élégance pure.
2018 est moribond. Que la nouvelle année vous comble, d’amour, de réussites, de projets, de bien-être, et que chaque jour vous apporte l’une de ces petites surprises qui donnent à la vie sa saveur.
Avoir un retour sur ses créations est essentiel, me semble-t-il, pour progresser. Vous m’en avez donnés, vous mes lecteurs de la première heure, et je vous en remercie vivement. Et j’espère d’ailleurs que vous n’allez pas vous arrêter là.
Vu aujourd’hui à la médiathèque de Pradines (où je conduis régulièrement ma mère se réapprovisionner en livres, surtout des policiers, c’est ce qu’elle préfère !), cette charte du lecteur attribuée à Daniel Pennac.
Point à la ligne est désormais disponible en téléchargement depuis les plates-formes Kobo (Fnac) et Kindle (KDP-Amazon) à des prix planchers. Gratuit sur Kobo et 0,99 €/$ sur Kindle jusqu’à la fin de l’année.
« Le meilleur est souvent possible » est l’assertion à laquelle s’accrochent Marie et Martin, deux des héros de mon roman Merci Gary Plotter, parce que l’espoir doit toujours être permis, parce que la vie réserve parfois, souvent, de belles surprises. Rappelez-vous, pour ceux qui ont lu ce conte moderne, croyez-le, pour les autres : la vie est fantastique, aux sens extraordinaire, surnaturelle, fabuleuse, imaginaire…
Ce roman de Marc Levy, à la frontière entre réalité et surnaturel, nous invite à respecter la vie, à en connaître le prix mais aussi à dédramatiser la mort. Les deux héros en sont terriblement attachants.
Autre ouvrage de ma PAL de l’été, ce roman déniché il y a quelques semaines, avec quelques autres, dans l’entrepôt Emmaüs de Cahors (où j’ai plaisir à me rendre de temps en temps avec ma mère) : La première chose qu’on regarde de Grégoire Delacourt. Je l’ai choisi suite à mon coup de coeur pour La liste de mes envies du même auteur.
Sur ma PAL (pile à lire pour les néophytes) des vacances, sur le dessus (grâce à son nouveau format poche), le dernier roman (plus pour longtemps, le prochain est annoncé pour la rentrée) de Philippe Leclercq, mon « collègue » aux éditions LEA. Un court vol domestique, une pause au bord de la piscine m’ont permis d’en venir à bout. Facile ! Il se lit aisément et j’ai vite été captivée par l’aventure extraordinaire de « Djouliane », me demandant où elle allait le mener. Il y est question d’aversion pour la vie normale, banale, de fantasmes érotiques (j’ai appris que les fesses pouvaient être souriantes), d’envie de paradis sablonneux et chaud (et en cette période estivale, on ne le comprend que mieux). Julien et Bérénice vivent une histoire d’amour aussi belle qu’extraordinaire. Et finalement, quel est le message de ce roman ? Qu’une vie rêvée n’est justement que rêvée, une utopie, et que la vie réelle, même triviale, vaut bien plus, peut-être…