Tous les articles par Fabienne Vincent-Galtié - Auteure

La réalité dépasse la fiction

Quand la réalité dépasse la fiction !

Aux Etats-Unis, deux jumeaux viennent de naître deux années différentes, l’un le 31 décembre 2021 à 23h45, l’autre le 1er janvier 2022 à 0h. Un évènement relayé dans les médias internationaux. Une chance sur deux millions que cela arrive, dit un article.

Quinze minutes et une année civile d’écart pour Alfredo et Aylin, les deux bébés jumeaux. Une différence spectaculaire qui n’aura très certainement rien d’anodin sur la vie de ces deux enfants. Parce qu’avec désormais un ainé et un cadet, ces jumeaux n’en sont plus.

C’est le prétexte de mon roman en cours d’écriture et je ne pouvais supposer, quand j’ai commencé à imaginer cette histoire il y a près de trois ans déjà, que la réalité viendrait crédibiliser mon histoire.

Pierre et Lucas, mes deux héros, sont eux aussi nés jumeaux à une année civile d’écart. Un commencement inimaginable pour une vie d’incompréhension…

…mais il va vous falloir encore patienter pour découvrir leurs aventures.

 

Techno-inaptitudes

Image par cafepampas de Pixabay

Ma tête n’est qu’une nappe de brouillard. Pas aussi jolie que sur la photo. Non, plutôt du genre à vous faire paniquer parce qu’on s’y perd dedans.

Je profite de mon temps libre (encore quelques jours de congé maladie) pour améliorer ma présence sur les réseaux sociaux et ma communication sur ce blog. Pour m’y aider, j’ai fait appel à Jérôme*, un vieux routard du personal branding des auteurs auto-édités. Rien que de l’écrire, ça en jette !

Le vieux routard étant bien plus jeune que moi, avec un cerveau encore souple, il ne montre aucune difficulté à manier les interfaces, les opt-in, les widgets, les formulaires,  les backlinks, les pop-up… et tous les trucs dont je n’ai même pas enregistré les noms et qui me filent des boutons. Et pas des boutons sur lesquels on peut cliquer hélas. Je me trouvais méritante d’oser m’aventurer dans ce dédale digital, c’est plutôt de l’inconscience. Je suis dans le brouillard, je vous l’ai dit.

J’ai fait transférer mon blog vers un autre hébergeur ainsi que son interface habituelle. Vous avez pu remarquer qu’il a une nouvelle apparence. Le blog version 2022. Un tour de passe-passe que ne renieraient pas les marketeurs, mais rien de bien fondamentalement différent en apparence. Sauf pour celui (moi !) qui est aux manettes dans le back-office. Je ne m’y retrouve plus ! (Je compte sur votre indulgence dans les semaines à venir, mais n’hésitez pas à me suggérer des améliorations en commentaire.)

Quant à la création de formulaires pour vous envoyer des news, c’est MayDay, MayDay ! Même en suivant à la lettre les conseils du geek Jérôme, ça bugue. De partout. Je n’ose pas l’appeler pour lui avouer combien je suis nulle. Je navigue dans ma nappe de brouillard entre culpabilité et honte. Que diable suis-je allée faire dans cette galère? Je ne songeais pas à ce qui allait arriver.

Encore et toujours cette fichue naïveté. Si d’autres y arrivent, j’y arriverai aussi. Mais ça ne fonctionne pas toujours aussi, il faudrait que je finisse par l’accepter à mon âge.

Pourtant j’ai l’habitude. « Petit chéri, comment je fais pour sauvegarder mes données sur mon téléphone ? »,  » Loulou, le wifi est planté ! », « Chouchou, je trouve plus NetFlix ! », « Poupette, tu crois que je peux supprimer les notifications sur mon ordi ? ». Pas douée, la mother, ils l’ont compris, mes chéris.

Ils arrivent, sans précipitation, quand ils ont deux minutes à perdre seulement, pour sauver leur mère en perdition. Ils procèdent à la manip en silence, en dix secondes chrono (dans les deux minutes, ils se prépareront un café ou piqueront un truc à grignoter dans le réfrigérateur), stoïques, sans souffler d’exaspération, sans regard du style tu abuses !, sans explications non plus (à quoi ça servirait ? Je te l’ai déjà dit vingt fois et tu ne t’en souviens toujours pas !).

Exactement comme je m’y prends avec ma mère quand elle me demande pour la centième fois la façon d’effacer les messages de son Doro (le téléphone le plus simple du marché !) ou de changer les piles de sa télécommande.

L’autre jour, en me regardant saisir un SMS, elle m’a dit, avec une lueur de fierté et d’envie dans les yeux, que je tapais vite, qu’elle aimerait bien savoir faire, elle aussi. Alors que mes enfants se moquent, gentiment, de ma façon de taper à un doigt sur mon mini I-Phone d’un autre siècle. Comme quoi…

Comme quoi on a tous des inaptitudes, des envies et des regrets, on rend jaloux les uns, on est la risée des autres. L’humanité est ainsi constituée. On est tous la mère, le père, le fils, la fille de quelqu’un. Même sans lien de sang.

« Allô Jérôme ? Heu, j’ai pas réussi à tout faire…, je suis dans un brouillard de dingue, je ne comprends pas comment… »

*Jérôme Vialleton, auteur et coach

La classe de neige

Les classes de neige sont de saison, mais la pandémie risque d’en priver nos chers enfants cet hiver encore. Une échappatoire qui n’aurait pas déplu aux parents de Nicolas, le héros du roman La classe de neige d’Emmanuel Carrère.

En lisant ce court roman, en voiture durant la trêve des confiseurs, je n’ai pas vu les kilomètres défiler (dois-je préciser que je n’étais pas au volant mais reléguée à l’arrière contre un tas de valises ? 😊) !

Quand Nicolas, un enfant craintif, trop couvé, part en classe de neige, il s’attend au pire. Le seul monde qu’il connait est celui que lui décrivent ses parents, peuplé des monstres contre lesquels ils le mettent en garde.

Mal préparé à la vie en collectivité, il aura en effet bien du mal à y prendre part et ce n’est que grâce à l’attention dont l’entourent l’institutrice et l’animateur qu’il trouvera un peu de réconfort et échappera au calvaire. Jusqu’à ce qu’un drame arrive et qu’un monstre bien réel cette fois se dresse devant lui.

Un récit intimiste, avec un cheminement psychologique si bien décrit qu’on souffre et se réconforte avec le jeune héros. Une tension palpable dès les premières lignes qui monte inexorablement et nous embarque pour deux heures de lecture, tenus en haleine.

Avez-vous lu cette œuvre ou vu son adaptation audiovisuelle, et qu’en avez-vous pensé ? Ou d’autres romans d’Emmanuel Carrère peut-être ? (vos réponses en commentaires SVP)

Vive 2022 !

Image par svetlanabar de Pixabay

L’année commence dans une douceur aussi inhabituelle qu’inquiétante et un pic épidémique de Covid. Ambiance plombée. Le monde est loin d’être parfait, on le sait, hélas.

Nous sommes en proie à bien des maux, à la Covid et à nombre d’autres maladies, au réchauffement climatique, des régions sont affamées, des pays en guerre, des démocraties en danger… mais chaque journée apporte aussi son lot de richesses et de belles surprises, si l’on veut bien les voir. Ne gâchons pas celles que 2022 nous apportera et sachons les apprécier.

J’aime bien cette citation attribuée à Marcel Pagnol : La raison pour laquelle tant de gens trouvent qu’il est si difficile d’être heureux c’est qu’ils s’imaginent toujours le passé meilleur qu’il ne l’était, le présent pire qu’il n’est vraiment et le futur plus compliqué qu’il ne le sera. Concentrons-nous sur les meilleurs moments, goûtons à l’instant présent ! Belle année à tous.

La mique

La mique de Terre Gourmande

Vous mangeriez de la mique ? Parce qu’il vaut mieux prévenir pour être sûr qu’il m’en reste.

J’appelais ce resto cadurcien pour réserver une table et c’est cette question qui m’accueillit par surprise. Une bien alléchante entrée en matière, je n’y avais pas goûté depuis si si longtemps à cette spécialité locale !

Quèsaco ça, la mique ? A Cahors, il n’y a pas que du foie gras, des truffes, du canard sous toutes ses formes, des oies, des moutons des Causses, des Cabécous, des tartes au noix, de l’huile de pépin de raisin, du safran, des pastis (mon gâteau préféré !) et du vin évidemment, il y a aussi la mique. Une potée roborative qui arrive sur les tables après la chute des feuilles. Une boule de pâte levée, du petit salé et des légumes d’hiver, relevés d’une cuillérée de moutarde, c’est simple et ça sent bon le terroir, entre causse et vallée.

Les assiettes lotoises étant le plus souvent généreuses, il vaut mieux prévoir un peu d’activité physique pour accompagner la digestion ou accepter de lézarder tout l’après-midi.

Les gourmets les plus téméraires peuvent tenter la formule entrée, plat, dessert avec foie gras, mique et tarte aux noix mais ce n’est pas pour moi !

Vous connaissez désormais la mique lotoise, à votre tour de présenter un plat régional méconnu ! (en commentaire SVP)

Le papier-cadeau

Ça fait longtemps qu’on n’a plus droit à du papier-cadeau, nous ! plaisante mon fils.

Le papier cadeau : le recyclé est-il un phénomène de mode?

Dans quelques jours, ce sera Noël, et en ces temps où l’écologie est en vogue sur les plateaux télévisuels, le JT nous propose un reportage sur les papiers-cadeaux alternatifs. Recyclables, décomposables, germables, 100% recyclés…, des solutions pour éviter le gaspillage.

« En France pas moins de 20000 tonnes de papiers-cadeaux seraient consommées chaque année » dont la quasi-totalité serait incinérée, la plupart ne se recyclant pas. Les plastifiés, les pailletés, les irisés… – les plus attrayants en sorte – doivent partir avec les ordures ménagères entre boîte à camembert et épluchures de banane. Un crève-cœur.

On ne peut même pas allumer son feu de cheminée avec, la fumée qu’ils dégagent étant plus ou moins toxique. Une plaie.

J’ignorais tous ces détails quand j’ai commencé mes fantaisies, il ne s’agissait que d’une intuition. Mais en effet, je n’achète plus de papier-cadeau depuis des lustres. Depuis le jour où je me suis dit que franchement toute cette débauche d’emballages aux anniversaires et à Noël, c’était un peu idiot. Du gâchis. Ni économique ni écologique.

Les enfants les adorent, j’en conviens. Les couleurs, les paillettes, le bruissement du papier… c’est souvent plus important pour eux que le cadeau lui-même. Je me souviens avec émotion de ma fille passant toute la soirée de son premier Noël à se rouler dans le papier et à jouer avec les bolducs. Ce qu’elle était mignonne ! Bien sûr, on n’a pas envie de se priver de ces plaisirs tout simple.

Le papier-cadeau recyclé?

Alors du papier-cadeau, oui, mais de seconde main ou upcyclé. Deux tendances très à la mode désormais, deux termes aussi (cf article précédent). On aurait dit récupéré il y encore quelques années !

Je recycle le papier-cadeau usagé comme bon nombre de familles. C’est surtout chez les vieux qu’on procède ainsi, eh bien moi, j’adhère.  À la fin des festivités, je trie patiemment les papiers rescapés en mettant d’un côté ceux qui peuvent encore faire l’affaire en les retaillant et, de l’autre côté, les bribes inutilisables. Je roule soigneusement les premiers pour les remiser jusqu’à la prochaine occasion. Devant les seconds, c’est chaque fois un déchirement. Comme si je me trouvais devant une œuvre d’art brisée, rechignant à me débarrasser des morceaux qui me font de l’œil. Il doit y avoir quelque chose de génétique, ma mère en pleurerait. Un beau motif, une chouette alliance de couleurs, un chatoiement. Si j’en avais les compétences, je recréerais bien du patchwork de papier avec tous les jolis rogatons ou encore des œuvres murales. Il doit bien y avoir des artistes dans ce créneau-là, il faudrait que j’investigue.

Quand je n’ai plus assez de papier-cadeau de récup, et c’est souvent pour les grosses pièces à emballer qu’il me fait défaut, j’utilise d’autres papiers du quotidien tout simplement. Tout y passe ! Posters, pages de livres d’art, journaux asiatiques (les gratuits de Belleville, ils sont superbes !), sacs en kraft, notices de montage (j’adore celles d’Ikea), cartes routières (en voie d’extinction comme les poissons-lune), pages de BD, film-bulle… Tant que le support est graphique ou qu’il peut être décoré (au feutre, avec des collages…), c’est bon à prendre ! Je collecte toute l’année ces merveilles. Rien que la perspective de leur offrir une seconde chance me réjouit.

En ajoutant des rubans (de récupération évidemment) et en variant les motifs, le résultat se révèle aussi joli qu’avec du papier-cadeau traditionnel. Et jamais personne ne s’est offusqué, parmi mes proches du moins, d’extirper un pull d’un pan de carte-routière ou une montre d’une photo de Paris by-night. Mieux, ça les amuse. La surprise avant la surprise. Qu’est-ce qu’elle est allée nous dégoter comme papier ?

Ma mère a expérimenté les pochettes en papier-peint, quand elle avait des chutes dans les années 80, c’était pas mal aussi. Quand je parle d’atavisme…

Avec les posters et cartes IGN, comme avec le papier-peint, la difficulté, c’est le collage. Le ruban adhésif ne tient pas. Il vaut mieux agrafer (attention aux petits doigts qui risquent de se blesser) ou lier avec rubans, raphias, cordes… Il faut y mettre un peu du sien, mais ça vaut le coup.

L’année prochaine, enfin peut-être (ça fait déjà deux ans que j’y pense sans agir), je coudrai des sacs dans des chutes de tissus pour emballer les cadeaux. On pourra ainsi les réutiliser à l’infini ou les recycler en sacs à chaussures, à linge, à légumes ou je ne sais quoi d’autre. Mais ça, c’est pour… plus tard. Je pourrais aussi me mettre au furoshiki, cet art japonais qui consiste à emballer les cadeaux dans des carrés de tissu savamment pliés et noués. Mais ça, c’est pour… encore plus tard, ça n’a franchement pas l’air simple, cette affaire. D’ici là il n’y aura peut-être plus que des cadeaux dématérialisés, allez savoir.

Et vous, vous tenez au papier-cadeau traditionnel ou avez opté pour des solutions alternatives ?  Je suis curieuse de connaître vos bonnes idées, indiquez-les en commentaire.

Dites-le !

J’ai l’impression d’avoir fait mon coming out la semaine dernière, c’est drôle ! Merci à tous pour vos messages de soutien et d’amitié qui m’ont beaucoup touchée.

Mon témoignage n’a d’intérêt que s’il est partagé. Si vous tapez « cancer du pancréas » sur Google, vous verrez, vous n’obtiendrez que des infos alarmistes. Et quand je dis alarmiste, c’est vraiment alarmiste. Il faut témoigner au contraire que la médecine fait des progrès tous les jours, que des cancers se guérissent, même celui du pancréas. Racontez mon histoire à vos proches concernés de près ou de loin par cette saloperie, donnez-leur de l’espoir et la force de se révolter contre la maladie. Dites à ceux qui vont être opérés ou entrer en traitement qu’ils seront sacrément secoués, qu’il y aura très certainement pour eux un « avant » et un « après », et que l’après leur réserve bien des surprises, même des bonnes.

Dans mes romans coule la sève de l’espoir. Le meilleur est souvent possible, j’ai écrit dans Merci Gary. J’y crois plus que jamais.

Il y a un an…

Il y a un an, on me diagnostiquait un cancer de la tête du pancréas. Sidération. Cela n’arrive pas qu’aux autres, je le savais, et pourtant le choc n’en fut pas amoindri.

Chirurgie, chimio, un abdomen balafré, un crâne à nu, quelques organes en moins, pas mal de kilos envolés, des effets secondaires incommodants…, j’ai connu des bas et des « plus hauts », conservé malgré tout un optimisme chevillé au corps et à l’âme, capitonné d’une bonne couche d’inconséquence très certainement et de résilience innée. J’ai été merveilleusement accompagnée par le corps médical, mes proches, mes amis, et le suis encore. J’ai rencontré des patients fantastiques, qui ne lâchent rien malgré des années de douleur et de traitement. J’ai désormais acquis une conscience accrue de ce qui importe, de ceux qui comptent, et du reste et des autres sur lesquels il n’y a pas lieu de s’attarder.

Si l’on se fie aux statistiques, on ne survit pas à une telle maladie. Les ignorer, croire en ses chances, faire confiance aux médecins, et se convaincre qu’on peut s’en sortir. Mais le mental, s’il est essentiel, ne suffit pas pour vaincre le crabe, j’ai eu de la chance. Rencontre avec des professionnels de santé épatants, diagnostic précoce, bon état général, super équipe médicale à proximité, entourage réconfortant.

Rémission totale. Tout le monde n’a pas cette veine. Quand je l’oublie un instant, les autres me le rappellent, un peu trop brutalement parfois, j’ai de la chance de m’en être sortie jusque-là. Le petit renflement sous ma clavicule droite, dû à la chambre d’injection implantée et encore en place pour le cas où…, me rappelle, lui aussi, devant le miroir qu’une épée de Damoclès flotte toujours au-dessus de ma tête. Je préfère ne pas lever les yeux vers elle et garder le regard fixé sur l’horizon en profitant de tout ce que la vie m’offre.

« Une vie normale » m’avait laissé espérer le chirurgien. Ce qui ne signifie pas « une vie comme avant », je l’ai compris à retardement. Cette foutue naïveté, encore. Il me faut composer avec quelques ajustements mineurs. J’ai heureusement conservé mon cadre personnel, logement, amis, famille, hobbies…, et je fais un peu plus attention à moi. Je n’ai pas encore repris le travail, un poste trop stressant assurent les médecins, mais comme je n’en ai pas d’autre à portée dans l’immédiat, je prends mon temps. Un luxe. Ma vie est devenue plus précieuse, c’est finalement la grande différence. Tout le monde croit connaitre sa fragilité, répète à l’envi qu’on en a qu’une, mais c’est un privilège, je crois, d’en avoir la certitude ancrée dans sa chair. Pour mieux s’en délecter. Il n’est pas donné à tout le monde de savourer la vie, il faut y être entraîné ou forcé par le destin.

Le plus cocasse c’est qu’au départ de la chaîne de ma chance, de tout ce qui a concouru à me sauver, se trouve la Covid car c’est à cause de ses suites que je suis allée consulter. Comme quoi dans tout il y a du bon, encore un truc qu’on répète sans s’en convaincre.

Le cancer est un évènement intime, m’ont dit certains, je comprends que tu n’en parles pas. Si je ne l’ai guère évoqué jusque-là, c’est pour ne pas inquiéter, pour que l’on ne s’apitoie pas sur mon sort, et non parce que c’est « intime ». Ce que j’ai ressenti, ce que je ressens est intime mais pas le fait d’être touchée comme tant d’autres. Au contraire, il faut en parler, et c’est pourquoi je publie ce message pour contribuer à mon humble niveau à ce que la maladie ne soit plus un tabou, en entreprise et partout ailleurs, pour que tous ceux qui sont ou seront concernés soient convaincus qu’ils n’ont pas à culpabiliser, à se taire, que le cancer n’est pas contagieux, même pas par les mots, qu’il effraie moins quand on en parle et surtout, surtout !, qu’ils peuvent espérer eux aussi « avoir de la chance » et s’en sortir. Un an après, moi je vais bien !