Les marques-pages, il y en a des tas de modèles, en carton, en tricot, en dentelle, en métal… C’est un support de création qui inspire depuis longtemps et sans faiblir semble-t-il. Chaque lecteur a le sien, les siens, des préférences à ce sujet du moins. Les marques-pages s’offrent et s’égarent. Certains sont recueillis par des bibliothèques collectionneuses, d’autres font le bonheur, ou pas, du lecteur suivant. D’aucuns passent de livre en livre sans jamais changer de main.
Moi, j’utilise pour marque-page un morceau de carton ou de papier du moment, un billet de train (ça, c’était avant !), un ticket de ciné ou de théâtre, une carte postale, une note de resto, une étiquette de vêtement… et je l’y laisse, la dernière page du livre tournée. Ainsi quand je reprends le livre, j’ai le plaisir de redécouvrir une trace de ma lecture passée.
Alléger ou libérer son style, rendre plus percutants ses textes, trouver sa voix… l’obsession des apprentis écrivains. « Lisez L’homme de gingembre de J.P. Donleavy, m’a conseillé très récemment Jérôme, un éditeur. Il a été révélateur pour moi. »
« Bienvenue à bord ! », c’est sur ces mots* que se termine la première version de mon prochain roman, Le voisin. Car, enfin, je viens de boucler ce premier jet. Je pourrais m’en réjouir, me dire que le boulot est bien avancé, mais il est trop tôt.
La semaine dernière encore, j’étais en Bretagne et vraiment j’aime cette région. Pourtant, elle a longtemps été pour moi une contrée lointaine, deux noms dans mon arbre généalogique maternel et quelques meubles foncés. Certaines familles ont leur oncle d’Amérique, moi j’ai cet arrière-grand-père vannetais. La seule branche « exotique » de mon double arbre lotois.
Ils m’énervent ces comportements-là, il m’escagasse, comme on dit dans le Sud-Ouest, cet incivisme. Penser aux autres, ce n’est pas si compliqué ! Avec un peu d’entraînement, ça se fait tout seul. Oser penser que la collectivité se chargera de tout ce qu’on n’a pas envie de faire, c’est pareil, ça se soigne. Et le meilleur traitement, c’est de regarder sa feuille d’impôt !
Mardi 16 avril – Le hasard – ou plutôt la magie des chouettes rencontres – m’a menée hier soir sur le bord de la Seine près du Pont Louis Philippe. Un attroupement, des sirènes de pompiers et puis des flammes qui s’élevaient d’un toit qu’on a tout d’abord identifié comme celui de l’Hôtel Dieu. Mais il s’agissait de Notre-Dame. Après la stupeur, un sentiment d’impuissance. Triste soirée à regarder l’édifice partir en fumée.
Très belle expo Vasarely actuellement au Centre Georges Pompidou ! Après l’overdose des années 70-80, j’ai été ravie de redécouvrir les oeuvres de cet artistes. Elles sont pop, pleines d’énergie, vibrantes, trompe- l’oeil… Bluffantes !

