sapin
Détail de mon propre sapin (avec des étoiles en tissu réalisées par ma mère. Au fil des années, je commence à en avoir pas mal !)

Noël est là. Je le passe à Cahors, en famille, chez mes parents. Chez ma mère devrais-je dire désormais mais je ne m’y habitue pas.

Au programme de cette semaine de congé, balayage des feuilles de la terrasse (3200 carreaux à balayer au petit matin en pantoufles et pull enfilé sur la chemise de nuit. Mais rien ne m’y oblige…), cuisine autour du canard (foie gras, magrets, confits… du local, rien que du local), de la lecture… et préparation de la version numérique de Merci Gary.

A suivre…

Belle fête de Noël à tous !

soiree-prix-leaLa soirée de remise des prix LEA a eu lieu mardi soir, le 12 décembre, au théâtre du Ranelagh.

Point à la ligne était sélectionné dans les catégories « Essai et Nouvelles » et « Premier roman » (bien que ce recueil n’en soit pas un…) mais il n’a pas été primé. Normal, la concurrence était rude.

La salle du théâtre était pleine, Bruno Ochin a animé l’événement avec son style habituel. Mais que dire d’une soirée littéraire où il n’a été question que de l’éditeur, des auteurs et jamais des lecteurs ?

Cette soirée vient, pour moi, clore le lancement de Point à la ligne, 9 mois (une période de gestation en quelque sorte) après sa première soirée de lancement. Maintenant il vit sa vie, et, moi, je dois passer à autre chose.

Jean d'Ormesson

Je dois l’avouer, je l’ai réalisé à sa mort, je n’ai lu aucun des livres de Jean d’Ormesson. Aucun. Je crois m’y être essayé il y a des années, mais sans accrocher. Peut-être étais-je trop jeune, peut-être n’ai je pas assez persévéré…

Pourtant j’aimais cet homme et sa personnalité, son regard détaché sur la société, ses yeux rieurs. Il a dit, écrit des tas de choses intéressantes, fines et si vraies.

Une phrase me parle peut-être plus que les autres ou est-ce juste parce qu’il me faut en choisir une :

« Ecrire est difficile, parce qu’on est toujours dépassé par son livre. »

Merci, Monsieur d’Ormesson.

La vitrine des Editions Abordables à la veille de Noël. Mon livre est sur le dessus de la pile. Sympa. livre-vitrine

Merci à Agnès de m’avoir adressé cette photo.

Lu lundi dernier (le 20 novembre) sur le compte Facebook des éditions Abordables

« Bonjour à toutes et à tous,

C’est dans 23 jours que vous connaîtrez les titres récompensés par le Prix Littéraire LEA 2017. Vous avez été très nombreux à voter et vos votes comptent pour la moitié de l’attribution des récompenses, alors merci à vous.
Le Jury, sous la Présidence de Bernard PISANI aura voté cette fin de semaine et l’organisation de notre belle remise des Prix pourra commencer.
Très prochainement nous vous donnerons des détails et nous allons offrir plusieurs places pour deux personnes à la soirée de remise des Prix qui aura lieu au Théâtre du Ranelagh le mardi 12 décembre prochain.

Quels sont les titres qui seront récompensés… ? Ils sont dans toutes les couvertures représentées sur le montage ci-dessous.

En attendant ce beau moment, nous remercions tous les internautes, amis, libraires, blogueurs qui ont pris le temps de voter !

Belle journée… »

 

Voilà, il n’y a plus qu’à patienter. Le meilleur n’est jamais sûr mais il est toujours possible…

 

Aucun texte alternatif disponible.

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Vu sur le site Improbables bibliothèques, Improbables Librairies.

manuscrit Après quelques mois d’abandon et pas mal de refus d’éditeurs, je viens de reprendre le manuscrit de Merci Gary pour le corriger encore et encore, et surtout pour le lire avec le recul nécessaire, enfin acquis.

Et cela fait du bien, vraiment, de redécouvrir le texte, de retrouver les personnages aimés. J’apporte quelques précisions complémentaires, j’enlève quelques lourdeurs. Et j’en suis heureuse, parce que je l’aime bien cette histoire.

Alors, j’espère qu’un jour elle pourra rencontrer des lecteurs. Et s’il faut passer par l’auto-édition, eh bien, pourquoi pas ?

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Les cyprès de Vincent Van Gogh

Il faut être un peu bête, dit Akira Kumo à Virginie Latour, et l’être avec une sorte d’obstination irraisonnée, pour s’intéresser aux nuages. Pour la plupart des personnes de bon sens, les nuages sont là. Et puis, c’est tout. Que dire d’autre ? Ils font partie du décor. Il n’y a pas de raison de les considérer avec davantage d’attention. Pour la plupart des gens, il n’y a rien d’étonnant dans les nuages, il n’y a rien en attendre ; sinon de l’eau, sous différentes formes. Les hommes ne regardent les nuages que pour guetter la pluie, soit qu’ils l’attendent avec une impatience fébrile, soit qu’ils la redoutent comme une catastrophe. Les progrès de la civilisation occidentale les ont encore détournés davantage de l’observation du ciel : dans cette partie du monde les hommes consultent leur poste de radio ou de télévision pour savoir comment s’habiller. En de rares occasions, ces hommes sont touchés par la beauté absolue des nuages. C’est par exemple quand le ciel est bleu et que, allongés dans l’herbe d’un parc, ils ont fini de pique-niquer ; ils se sont renversés en arrière ; ils regardent les nuages passer, et fugitivement les admirent, en digérant. Ils ne pensent à rien. Et ils n’ont pas forcément tort. Une forme de bêtise habite toute pensée ; et donc, le désir de comprendre les nuages.

Extrait de La théorie des nuages de Stéphane Audeguy

Chacun connaît ces moments rares et un peu magiques où des éléments convergent faisant jaillir un thème ou une idée comme une évidence. Ce week-end, la beauté insaisissable des nuages étaient dans mon esprit, que je lise, avec ce beau roman de Stéphane Audeguy, que je regarde au loin sur la belle vallée de l’Oise ou que j’admire l’exposition sur l’impressionnisme au Château d’Auvers-sur-Oise. Partout des nuages à l’humeur changeante, aux mouvements imprévisibles. Partout.

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Le jardin de mes parents à Cahors

Nous craignons tous un peu, pas mal ?, le regard de nos parents. À n’importe quel âge. Même à cinquante ans.

— Qu’est-ce qui te freine pour publier ? m’a lancé un jour Louis, qui se reconnaîtra s’il lit cet article. Tes parents seraient contents.

— Pas sûr, mon père est exigeant. Très exigeant même.

— Mais non, il sera fier. Ose !

J’ai osé. Et mes parents ont lu « Point à la ligne ». Ma mère s’est enthousiasmée, sans réserve, comme toujours quand il est question de ses filles et de ses petits-enfants.  Mon père m’a dit : « Tu ne manques pas d’imagination. » Rien de plus, mais c’était déjà beaucoup. Et aujourd’hui il n’est plus.