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image : site trans4mind.fr

20 sourires par jour, ce serait la moyenne française. Et 23 dans le sud-ouest !

C’est ce que j’ai lu cette semaine dans un magazine dont je ne retrouve plus la trace.

On sourit peut-être plus dans le sud-ouest parce que la vie y est plus douce qu’ailleurs ou peut-être parce que c’est ainsi, question de culture.

Sourire souvent, un peu tout le temps, avec ou sans vraie raison, c’est ce que fait Natasha, l’héroïne de Les jumelles, mon premier roman, jamais abouti, dont j’ai décidé de reprendre l’écriture quand je serai venue à bout de Le voisin. Or Natasha est originaire d’une petite ville imaginaire de Dordogne que j’ai baptisée Floissac. Hasard ou pas ?

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photo empruntée au site Nosjuniors.com

La lecture nous fait du bien, on le sait, mais il peut être utile de le rappeler : Les dix bienfaits de la lecture quotidienne,  un Article repris par Improbables Librairies, improbables Bibliothèques.

À l’atelieroblique-strategies-1 d’écriture, Marianne nous a présenté  Oblique Strategies, ce jeu de cartes conçu par Brian Eno et Peter Schmidt en 1975 pour contourner un blocage créatif. Elle nous a demandé de piocher des cartes et de nous en inspirer pour écrire un passage de notre roman.

J’ai tiré 4 cartes. « Que ferait ton meilleur ami ? » me convenait assez bien, mais deux des trois autres cartes concernant le réel et l’irréel, j’ai préféré les conserver et échanger mes deux autres cartes. Étrangement,  les deux nouvelles cartes qui se sont présentées relevaient du même registre.

Alors, c’est décidé, il va y avoir du rêve, du cauchemar, de l’illusion dans Le voisin et cela me convient très bien ainsi !

À noter, les cartes sont téléchargeables gratuitement : stratégies obliques en français, vous verrez, c’est bluffant !

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Photo empruntée au site lecthot.com

Autour de la grande table de l’atelier d’écriture (Ateliers Bing), il y a Marie-Françoise, Cyrille, Valérie, Fabienne, Françoise, Stéphane, Marianne et moi. Tous les lundis soir, on s’y retrouve après le travail (et je peux vous dire qu’il faut se motiver pour y aller et agiter ses neurones de 19h à 22 h souvent passé ! ). Marianne Jaeglé est l’animatrice, toujours bienveillante, toujours de bons conseils. Nous échangeons sur notre pratique des derniers jours, puis elle nous lit un extrait d’ouvrage pour attirer notre attention sur une technique littéraire, sur la façon dont l’auteur traite le sujet et chacun s’en inspire pour écrire son propre passage. Cet atelier a de particulier que nous avons tous un roman en cours d’écriture et que c’est sur ces romans sur l’ouvrage que nous échangeons entre nous le lundi soir. Pour moi c’est Le voisin dont je ne vous ai pas encore parlé ; celui de Cyrille, féru d’histoire, se passe pendant la seconde guerre mondiale ; dans celui de Marie-Françoise il est question de secrets de famille et de non-dits ; celui de Valérie se passe à Florence ; celui de Stéphane nous fait découvrir l’univers de la finance… Certains d’entre nous appliquent à la lettre les consignes, les autres s’en inspirent pour améliorer un passage déjà écrit, mais tout le monde planche avec application sur son cahier, son ordi ou sa tablette en buvant de la tisane (j’ai bien dit, de la tisane). Et puis l’un de nous lit son passage et les autres le questionnent et suggèrent, et c’est ainsi que l’on avance en confrontant ses écrits et son intrigue aux avis des autres. C’est un travail difficile, douloureux, instructif, libérateur, parfois décevant, parfois jouissif et nous avons tous, je crois, nos périodes de doute  et autant d’exaltation parce que c’est ça, l’écriture.

 

 

Coup de coeur pour ce magnifique texte de Charles Juliet, extrait de Apaisement, Journal VII (chez Pol ).

 

extrait

Merci à Marianne Jaeglé de nous l’avoir fait découvrir lors d’un atelier d’écriture.

 

FMY_2325-recadrée-petiteEt pourtant, je vous l’assure, c’est bien moi en photo au dos de Point à la ligne, sans retouche et avec à peine de maquillage mais plus sophistiquée que d’habitude, je vous l’accorde, grâce à une mise en scène étudiée.

Ce cliché a été réalisé un matin gris de février 2016, à Saint-Maur-des-Fossés dans le studio Mir. Les cheveux voletant dans le souffle du puissant ventilateur, à califourchon sur une chaise, je plaisantais de cette situation incongrue, en me laissant mitrailler par Francis, l’ex-baroudeur photographe, aussi avenant que passionnant quand il parle de son métier.

Et pour vous donner une meilleure idée de la scène, je vous livre deux autres photos de la série, non recadrées et sans filtre noir et blanc cette fois-ci.

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Eh oui, j’ai toujours du mal à garder à mon sérieux dans des situations aussi peu naturelles, et ça c’est bien moi !

20 avrilLe 20 avril, c’était Ma soirée, celle qu’organisait l’éditeur pour le lancement de « Point à la ligne ».

Mes amis étaient au rendez-vous, Lydie, ma photographe attitrée, avait suspendue ses clichés. Mes propos étaient rodés, ceux de Lydie touchants, mon stylo fétiche bien vissé et muni d’une cartouche toute neuve… tout allait bien jusqu’aux dédicaces.

Parce que là, encore, je me suis pris les pieds dans mes propres mots. Comme la première fois, j’ai oublié de signer la première dédicace. Si ! Cette fois-ci c’est mon ami Vincent qui en a fait les frais. Comme la première fois, je m’en suis rendu compte à la deuxième dédicace et ai dû rappeler le malheureux. Comme la première fois, je me suis retrouvée en difficulté face à ses amis bienveillants me tendant pleins d’attentes leur livre. Qu’écrire en quelques secondes qui puisse refléter tout ce que j’aurais voulu leur dire ? Pour éviter les ratures, les phrases bancales de la première fois, je me suis contentée de quelques banalités. Désolée mes chers amis, désolée…

Bon allez, courage ! Jamais 2 sans 3 dit-on !

photo couv.jpgMon amie Lydie a instantanément accepté de réaliser la photo de couverture de Point à la ligne. Je tenais tout particulièrement à ce que ce soit elle parce qu’elle est talentueuse évidemment et qu’une couverture, c’est le premier contact avec le lecteur potentiel. Mais Lydie est aussi l’une de ceux qui m’ont encouragée à écrire et sans lesquels j’aurais peut-être abandonné. Enfin et surtout, c’est une compagne sur la route de nos envies. Elle voulait photographier tandis que je souhaitais écrire et nous sommes en train d’y parvenir.

Choisir le sujet à photographier n’a pas été aisé. Le fil rouge du recueil étant les écrits, des photos de lettres se sont imposées mais jugées un sujet trop bateau. Lydie a photographié sa mère en train de lire. La photo était superbement émouvante mais elle ne me semblait pas représenter l’ensemble des nouvelles.

Alors nous sommes revenues à notre idée première et je lui ai confié quelques documents anciens, souvenirs de famille. Alors Lydie a eu cette merveilleuse idée : les placer dans une boîte ouverte comme autant de souvenirs resurgis, de questionnements remontés à la surface, de dérobades mises à jour. Au premier plan, elle a positionné une lettre joliment illustrée, adressée à ma grand-mère Renée par un ami de la famille, Paul-Eugène Mesplès, un peintre renommé en son temps. Malicieuse, elle a également glissé dans la boîte la photo de son papa (Je ne me permets, Lydie, cette confidence que parce que tu l’as toi-même dévoilée lors de notre soirée le Goût des livres) pour que « ces deux êtres chers aujourd’hui disparus veillent sur nous comme deux anges. »

Cette photo, désormais en couverture de Point à la ligne, est ainsi une part de nous deux et c’est ce qui rend cette aventure créative encore plus magique.

Ne manquez pas de (re)découvrir les émouvantes photos de Lydie Hacquet, photographe de l’instant et de l’incongru : Galerie photos Histoire d’L

oeufNon pas qu’il soit ici question d’oeufs, de poules, de lapins ou encore de cloches en chocolat… rien de cela, mais ces quelques jours de repos d’avant Pâques m’ont permis de lire trois livres dont j’ai envie de vous parler avec gourmandise.

Tout d’abord, « En attendant Bojangles » d’Olivier Bourdeaut dont j’ai déjà parlé dans ce blog en tant que success story de l’édition. C’est une histoire originale, haute en couleurs, qui aborde un sujet sérieux, celui des désordres psychiatriques. C’est drôle, d’une tristesse gaie,  ça se lit comme on mange ces bonbons qui piquent la langue.

Ensuite, « La fille du train » de Paula Hawkins, un best seller, un vrai. Et j’ai vite compris pourquoi ce livre m’avait été recommandé pour la construction impeccable de l’intrigue. Dès les premières pages, on est happé par les existences obsessionnelles de ces trois femmes et on n’a qu’une envie, voir où elles les mènent. Aussi redoutable et addictif qu’une tablette de chocolat noir.

Et enfin, « Belle de jour » de Joseph Kessel, un roman à redécouvrir dans un genre bien différent, joliment suranné. Mais quelle virtuosité pour décrire les tiraillements entre chair et sentiments pour cette femme qu’incarna Catherine Deneuve au cinéma. Une histoire à l’acidité douceâtre d’un berlingot d’autrefois.

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La lectrice de roman de Van Gogh

Tout auteur a un premier lecteur. C’est ainsi. Même Stephen King en parle dans son livre autobiographique « Ecriture : mémoires d’un métier ». Pour lui, c’est sa femme. Pour moi, c’est Nicole.

Un premier lecteur, c’est quelqu’un qui a la capacité de déceler ce qui ne va pas et de le signaler avec bienveillance. De poser des questions aussi quand ce n’est pas clair. Et ce n’est pas rien ! Parce qu’il faut cette dose de confiance, de respect et de compétences qui rend si unique le lien entre un sportif et son sparring partner.

Nicole est entrée dans ce rôle par amitié, grâce à des circonstances favorables aussi, et aujourd’hui elle est ma première lectrice et je ne peux que lui en être infiniment reconnaissante.

Alors, merci, Nicole, puisque je sais que tu vas lire ces lignes.